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La bétonisation à Charbonnières : une triste réalité

La bétonisation à Charbonnières : une triste réalité Posted on 13/12/2019Leave a comment

Selon le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire et l’Observatoire du Plan Biodiversité, entre 2009 et 2017, le département du Rhône a artificialisé 2900 hectares, et Charbonnières n’a pas fait exception à cette tendance avec 4,8 hectares, soit 1,17% de la surface totale de la commune.

A comparer avec ses proches voisins, Charbonnières fait figure d’exemple en termes de bétonisation. En effet, en dépit de sa surface boisée importante qui représente 1/4 du territoire communal, et qui est donc a priori non constructible, les taux affichés par Dardilly (1,07%), Ecully (1,13%), et Tassin (0,8%) sont tous inférieurs au taux de Charbonnières.

Source : https://www.bfmtv.com/societe/carte-quelles-sont-les-communes-du-rhone-qui-ont-le-plus-betonne-leurs-sols-ces-dernieres-annees-1787871.html

Sur la seule mandature en cours, de nombreux programmes immobiliers ont vu le jour sur des terrain végétalisés parmi lesquels La Scala, Lodge Park, … et d’autres sont à nouveaux prévus sur des sites partiellement ou totalement végétalisés (Maison de la Presse, Villa Lamartine, Chemin St Roch, Ancienne pharmacie place de la Mairie, Château de la Ferrière, La Chanterie, Terrain Lassaigne…). Et c’est sans compter sur les divisions parcellaires qui se sont également multipliées ces dernières années (avenue de la Paix, route de Paris, chemin des Brosses, chemin du Barthélémy, … )

Cette artificialisation des sols n’est pas sans effet sur un territoire traversé par de nombreux cours d’eau aériens et sous-terrains. L’immeuble La Scala livré en 2018 a ainsi subi des infiltrations au niveau des sous-sols.

Certains des programmes à venir pourraient subir le même sort puisque situés dans des zones aux caractéristiques hydrographiques similaires ou même plus exposées.

L’ASPEC alerte donc de nouveau les candidats en cette période préélectorale sur la nécessité de réfléchir en urgence à un plan d’urbanisation respectueux de nos particularités géologiques, afin d’éviter des catastrophes naturelles comme il y a eu aux Verrières, quand ce n’est pas l’effondrement de maisons comme nous avons déjà vu à Charbonnières ou aux alentours (Francheville, Tassin…). A ce jour les préconisations du Sagyrc par exemple n’ont pas été suivies pour la future construction aux Verrières, alors que ce terrain a déjà fait l’objet de très forts dégâts. Quid d’une bétonisation non maîtrisée pour notre futur ?

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